Descriptions des pièces présentées

Kerapique épique et Capillus

Comme une preuve du pouvoir de Lilith ce peigne fossile lui ayant appartenu, attend l’élue qui pourra l’ôter de son noeud de cheveux mythiques, volontairement emmêlés par Lilith afin de mettre à l’épreuve celle qui pourra devenir sa fille.

Les mouvements rituels du peigne dans les cheveux permettent le repos et l’analyse nécessaires au passage à l’acte réfléchi.

Le peigne de femme à femme est un privilège initiatique secret. La mère peigne sa fille, la fille se peigne, la fille peigne la mère. Cet acte en miroir crée l’incantation perpétuelle déterminante pour le devenir de chacune.

« Kérapique épique et Capillus, kérapique épique et Capillus », est une formule incantatoire éliminatoire et classificatrice. Celle qui détient le peigne de Lilith a le double pouvoir d’emmêler et de démêler les crinières trop étroitement serrées.

Imaginons que l’une des filles élues de Lilith ayant eu ce peigne en sa possession, ait été Sainte Avoye. Cette jeune femme en s’insurgeant par deux fois, refusant d’être mariée contre son gré, fût libérée des Huns grâce à sa détermination.

La chambre aux cristaux noirs

Le nom de « staurolite », minéral identifié en 1792 par le minéralogiste français Jean-Claude Delamétherie, originaire de la Clayette, vient du grec σταυρός stauros (« pieu pour une palissade », « pieu pour le supplice », d’où « croix ») issu de la racine indoeuropéenne sta (« être debout »).

La pièce envahie de cristaux géants arrête le temps. Chambre de repos, vouée à l’introspection géologique de son identité propre, elle est conçue pour stagner et s’étirer aussi lentement qu’ un cristal de staurolite.

Cristaux de lames

Dessins de lames gelés en cadre.

Peignes

Dessins de peignes

Casques

Coiffes « hérotiques ».

Inscrit dans les festivités de la région depuis huit ans, ce festival a pris maintenant son envol et attire de plus en plus de visiteurs, animant cette pittoresque cité de La Clayette avec la complicité de la population. Pour cette édition, les artistes de disciplines variées et pour la plupart reconnus au niveau international, rendent hommage à la créativité de la vie et s’inspirent de la nature et de la société humaine, sans dissocier les deux. Ils présentent plus d’une centaine d’oeuvres spécialement créées ou adaptées au thème et à leur lieu d’exposition. Ce parcours au menu élaboré est d’ailleurs l’occasion de découvrir du patrimoine ouvert seulement pour cette occasion !

Une nocturne est proposée cette année, le 28 juillet, avec la possibilité de visiter les galeries jusqu’à 21h30. D’autre part, le public est invité à participer aux ateliers, à un projet collectif dont le vernissage aura lieu le dernier jour, ainsi qu’à d’autres animations rendant ce festival vivant.

Un menu à thème

Dossier de presse 2012 – La vie à l’oeuvre 3

Hormis les aspects temporels qui seront traitées dans un deuxième volet, « la vie à l’oeuvre#1 » aborde ce qui caractérise la vie, créativité, diversité, interactivité, fragilité, etc.

Les artistes présentés ne dissocient pas la société humaine de la nature. Gaëlle Pelachaud fait découvrir des vies d’ici et d’ailleurs avec ses livres animés, tandis que Céline Thoué interpelle dans ses gravures surréalistes sur les savoirs-faire d’antan comparés aux pratiques contemporaines. Emmanuel Dubost, avec ses photographies humanistes, propose des portraits touchants par la vérité et la beauté qu’ils révèlent. Les ensembles photographiques de Dominique Langoutte, accompagnés de ses poèmes et contes, relatent des parcours ou montrent la nature reprenant ses droits sur nos constructions, avec l’élément eau très présent. Nous restons dans le milieu aquatique avec les méduses en dentelle de Pascaline Rey, qui, avec ses « pièces à toucher » en céramique, nous plongent dans un univers sensuel et questionnent sur la féminité. La femme, son rôle, sa condition, sont exposés avec force et autour d’une mythologie personnelle par Marie Anne Franqueville. Elle a réalisé pour « la vie à l’oeuvre #1 » deux installations en extérieur et en intérieur, liées à son interprétation du mythe de Lilith et de la légende de Ste Avoye (cf notre chapelle du même nom).

Dans le registre anatomique, Laure Chagnon fait référence aux réseaux sanguins dans ses sculptures en verre et dans ses collages, évoquant les « pouvoirs » du sang et semblant vouloir irriguer la matière inerte. Franck Loret s’inspire de réseaux organiques. Ses maillages aériens de papier mâché ou de vinyle, en 2D et en 3D, sont la transcription des relations que nous entretenons les uns avec les autres : surprise à l’espace Ste Avoye…

Il est question également d’interactions dans les peintures de Laurence Malval, qui livre son point de vue poétique et intuitif. Le lien, le point commun à tous les êtres vivants, ce sont les acides aminés. C’est pourquoi les élèves de l’école Ste Marie de La Clayette ont réalisé des sculptures « molécules » et ont réfléchi à ce précieux patrimoine. Gaëlle Villedary présente à ce sujet « La Jungle des Gènes », une installation de douze double hélices,ainsi que des dessins en rapport avec la notion de résilience. En référence au fait que des gènes, depuis des millions d’années, ont subi des « accidents », mutations parfois salvatrices, Agnès Debizet a créé « Dragon Evolution » en céramique, qui s’adapte au lieu où il se rend. Mais aucune crainte face à ce géant, ni devant ses autres curiosités ! Enfin, dans les tableaux au fusain de Danielle Desnoues, la lumière vibre, lumière-énergie, source de vie.

Issus de cursus variés, chacun des douze artistes propose une recherche, une sensibilité et un savoir-faire différents. Ces artistes offriront au regard des visiteurs près d’une centaine d’oeuvres réparties dans la ville, dont de remarquables installations. Ils restent pour rencontrer le public les trois premiers jours du festival ainsi que le dernier.

(…)

Marie Anne Franqueville analyse la femme sous différents aspects psychologiques et a créé une véritable mythologie personnelle. Elle nous questionne sur les rôles de la femme (séductrice, féconde, nourricière, protectrice, aventurière, etc.) en mettant en scène des attributs propres à ses personnages, indices de comportements et d’histoires vécues dans les sociétés humaines depuis les temps préhistoriques.

En savoir +

“Le livre “La ferreteria de Don Benito et sa famille ” mis en ligne.

Ce livre est tout autant un roman-photo narrant les aventures ibériques de Don Benito, artiste itinérant de la Casa qu’un album-photo de sa famille artistique qu’il a invité dans sa quincaillerie.

Bonne lecture.”

Don Benito 

Scalp de poupée
2012
25x33 cm
Encre

05.02.12 @ 14:20

Scalp de poupée
2012
25x33 cm
Encre

04.29.12 @ 22:413

~   Lue sur le Blog du dessin du 21ème siècle, cette citation, parfaite, résume la nécessité de l’absolu secret qui doit être respectée.

Stage découverte des arts plastiques, Centre Culturel de Levallois, mars 2012

Par là-bas

2012

graphite

16x26 cm

Coiffe
2012
45x55 cm
gouache et encre

04.06.12 @ 08:39

Coiffe

2012

45x55 cm

gouache et encre

Du 7 au 11 mai 2012, 

Lieu d’exposition :

Galerie Arting, 35 Cours Michelet 92800 Puteaux - La Défense

En savoir +

Peignes

Gouache

21x29.7 cm

2012

Série des cristaux de lames

2012

graphite sur calque

Tailles diverses

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